La
Haute-Loire est le premier département producteur de lentilles
vertes et représente plus de 80% des hectares cultivés
en France.
Les irrégularités de rendement
d'une année sur l'autre prouve la difficulté de culture
de cette légumineuse. La volonté de chaque producteur
de ne pas rentrer dans une agriculture intensive et de ne pas utiliser
d'engrais renforce encore les aléas de productivité
liés au climat.
| CHIFFRES CLÉS : |
2002 |
2001 |
2000 |
1999 |
1998 |
1997 |
1996 |
1990 |
| Hectares ensemencés |
3 847 |
3 025 |
5 250 |
4 600 |
3 800 |
3 300 |
2 800 |
1 324 |
| Nombre de producteurs |
1 079 |
1 030 |
1 250 |
1 080 |
900 |
840 |
750 |
395 |
Récolte
(en quintaux) |
49 776 |
39 000 |
83 000 |
47 000 |
37 000 |
36 000 |
34 000 |
13 600 |
Un hectare de Lentille Verte du Puy semé
par un agriculteur de Haute-Loire lui rapporte autant que 2,5 hectares
de blé. Cette rentabilité très supérieure
suffit à justifier que le “caviar du pauvre”
met “du beurre dans les épinards” de nombreuses
fermes du Velay. Toujours en complément d'une production
principale, la Lentille Verte du Puy, selon l'expression populaire,
permet “d'acheter le tracteur”, ce qui situe bien son
influence prépondérante sur l'agriculture locale.
La Haute-Loire doit sa position historique de plate-forme de légumes
secs, à son savoir-faire pour la Lentille Verte du Puy. Elle
est d'ailleurs une locomotive pour les ventes des 3 entreprises
qui la commercialisent.
D'après le Centre d'Économie
Rurale de Haute-Loire, la Lentille Verte du Puy complète
le revenu des 850 producteurs à hauteur, en moyenne, de 305
€ par mois (10 à 15% du revenu agricole moyen). Elle
constitue un élément prépondérant pour
la trésorerie des
exploitations agricoles.
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